Forum des C.P.G.E. du lycée Brizeux Index du Forum Forum des C.P.G.E. du lycée Brizeux

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Dépêches AEF ( transmises par l'UPS)

 
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JNO
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MessagePosté le: Sam Avr 07, 2007 7:56 am    Sujet du message: Dépêches AEF ( transmises par l'UPS) Répondre en citant

AEF 2007406 :


Le Haut conseil de la science et de la technologie prône la mise en place
d'une "stratégie d'immigration scientifique et technique"

La réforme de la formation initiale et continue des professeurs d'écoles, la
refonte des programmes scolaires, l'information sur la vie professionnelle
au collège et au lycée et le lancement d'une réflexion sur l'amélioration de
l'attractivité des carrières scientifiques. Telles sont les recommandations
du Haut conseil de la science et de la technologie dans un avis sur la
désaffection des jeunes pour les études scientifiques supérieures qu'il a
remis à Jacques Chirac, président de la République, mercredi 4 avril 2007.
Il s'agit de l'un des deux premiers avis du Haut conseil, institution créée
par la loi de programme pour la recherche d'avril 2006 et installé en
septembre dernier (L'AEF du 25/09/2006, 68860).

Le Haut conseil estime que "ces recommandations ne pourront être mises en
œuvre que progressivement et [que] leurs fruits n'apparaîtront qu'à moyen
terme". C'est pourquoi il propose "la constitution d'une mission
interministérielle chargée de définir une stratégie d'immigration
scientifique et technique qui permette de retrouver rapidement une position
compétitive sur le marché mondial de l'emploi scientifique et technique".

PARTICULARITÉS FRANÇAISES

Le Haut conseil a recherché "les causes majeures" de la désaffection des
jeunes pour les études scientifiques à deux niveaux: l'attractivité de la
science pour les jeunes et l'attractivité des études supérieures et des
carrières scientifiques. L'instance souligne que ses "nombreux entretiens
l'ont conduite à focaliser ses recommandations sur l'enseignement scolaire".
Le HCST note que ce phénomène de désaffection est international et touche la
plupart des pays européens. Il constate cependant des particularités
françaises. Ainsi, la désaffection n'apparaît qu'à l'entrée de
l'enseignement supérieur, alors qu'elle se manifeste ailleurs dès le
collège.

"L'enseignement scolaire donne de la science une image peu enthousiasmante,
avec des programmes inadaptés et une démarche pédagogique plus orientée vers
la sélection que vers la formation à la pratique scientifique. Les
perspectives professionnelles apparaissent comme peu attractives au regard
d'études longues et difficiles." Autre élément du diagnostic: "L'écrémage
fait à la sortie du baccalauréat par les classes préparatoires, voire depuis
quelques années par les Instituts universitaires de technologie, conduit à
une mauvaise image des formations scientifiques du premier cycle
universitaire."

RECOMMANDATIONS DANS L'ENSEIGNEMENT SCOLAIRE

Pour accroître l'attractivité des sciences auprès des jeunes, le HCST
propose de "donner à la science et à l'exercice des métiers scientifiques
une place plus importante dans les médias". Il recommande aussi de "procéder
à une évaluation des actions périscolaires et pour celles qui seraient
retenues, de favoriser leur implantation et leur généralisation dans les
établissements scolaires".

L'autorité juge "très regrettable qu'environ deux tiers des élèves du
primaire ne reçoivent aucune exposition à la science et à la technologie" et
met en avant les succès de l'opération "La main à la pâte" (L'AEF du
16/01/2007, 73770). Pour le Haut conseil, la formation continue des
professeurs d'école, en particulier en sciences doit être rendue
obligatoire. De plus, la généralisation à l'école d'un enseignement
scientifique fondé sur l'expérimentation suppose une "refonte assez radicale
de la formation initiale des maîtres". C'est pourquoi le HCST propose
"l'habilitation de licences pluridisciplinaires dans les universités,
préparant au métier de professeur des écoles, et une réforme des Instituts
universitaires de formation des maîtres accentuant la didactique des
disciplines scientifiques".

Au collège et au lycée, le Haut conseil plaide avant tout pour une meilleure
information des élèves sur les métiers scientifiques et leurs débouchés.
L'institution considère essentiel que "la formation proprement dite des
élèves soit mieux distinguée de la sélection pour que les élèves choisissent
au lycée des sections conformes à leurs aptitudes et leurs aspirations".
"Constituer une section donnant un poids comparable aux mathématiques, aux
sciences de la nature et de la vie, aux sciences sociales et aux humanités"
et "offrir aux meilleurs élèves dans une discipline donnée la possibilité de
suivre des options d'approfondissement qui leur permettent d'atteindre un
niveau supérieur à celui qui est requis de tout bachelier" font également
partie des pistes avancées.

Cela passe aussi par "une révision radicale des programmes scolaires,
actuellement trop vastes et trop abstraits pour être assimilés par tous les
futurs bacheliers", "une participation des représentants de la société
civile à l'élaboration de ces programmes", "une validation par des instances
indépendantes de l'adéquation des manuels scolaires aux objectifs affichés"
et "de nouvelles formes d'épreuves pour le baccalauréat".

ATTRACTIVITÉ DES CARRIÈRES SCIENTIFIQUES

Pour lutter contre l'image dégradée des formations scientifiques au niveau
du premier cycle, le HCST envisage la restauration du "recrutement sélectif,
après le baccalauréat, d'élèves-professeurs rémunérés durant leurs études".

La réflexion sur les carrières scientifiques doit avoir lieu dans "un cadre
élargi au partenariat entre la recherche publique et les entreprises, en
lien avec les initiatives européennes". Le Haut conseil engage le ministère
chargé de l'enseignement supérieur et de la recherche à "rester très
vigilant sur cette question, à assurer aux jeunes doctorants et aux docteurs
des conditions satisfaisantes de ressources et de travail et à veiller à ce
que le fonctionnement des écoles doctorales soit bien conforme aux objectifs
visés dans les différents textes législatifs ou réglementaires encadrant ce
cycle de formation". L'instance juge en outre que "de trop rares
opportunités de carrières latérales sont offertes aux scientifiques". Ainsi,
les jeunes ne voient dans la science "ni une véritable possibilité de
carrière ni une première étape dans une carrière dans la fonction publique
ou dans l'industrie".

L'institution affirme "poursuivre aujourd'hui ses réflexions sur la question
de l'attractivité des carrières scientifiques pour les femmes". Il
recommande "dès à présent la mise en œuvre de certaines des recommandations
du récent rapport du Comité pour l'égalité professionnelle entre les femmes
et les hommes dans l'enseignement supérieur et la recherche" (L'AEF du
11/12/2006, 72414).

Contact: Secrétariat général du HCST, 01 55 55 83 29 ,
secretariat@hcst.fr

---------------------------------------

Candidatures en classes préparatoires: +8,6% pour la filière économique et
commerciale

Les candidatures en CPGE (classe préparatoire aux grandes écoles) pour la
rentrée 2007 sont en augmentation globale de 1,4%, dans le cadre de la
procédure normale. On dénombrait 353 471 candidats en 2006, ils sont
désormais 358 458 candidats, selon les chiffres transmis par le ministère de
l'Éducation nationale. Les inscriptions sont closes depuis le 25 mars 2007.
C'est dans la filière économique et commerciale que la hausse est la plus
sensible (8,6%) pour un nombre de candidatures de 94 748. Le plus gros
effectif, la filière scientifique, perd elle des candidats (-1,27%) et
représente 206 525 candidatures. La filière littéraire reste stable avec 56
246 candidatures.

Filière Candidatures 2007 Candidatures 2006 Différence en valeur
Pourcentage
Économique et commerciale 94 748 87 209 7 539 +8,60%
Scientifique 206 525 210 149 -3 624 -1,72%
Littéraire 56 246 56 113 133 0,24%
Classe préparatoire aux études supérieures 938
Total 358 458 353 471 4 987 1,41%
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JN. Briffaut Prof Phys PC



Pour échapper à l'absurdité de la condition humaine, nous nommons parfois volonté l'humeur qui nous gouverne. Seul l'amour, pourtant fugace, nous permet de ne pas céder au désespoir.


Dernière édition par JNO le Ven Juil 06, 2007 7:56 am; édité 2 fois
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JNO
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MessagePosté le: Jeu Avr 12, 2007 9:11 am    Sujet du message: AEF20070411 : faible représentation des ZUS en CPGE Répondre en citant

CPGE et BTS. Les rédacteurs du rapport remarquent "une nette spécialisation
de l'offre post-bac en ZUS avec la faible présence des classes préparatoires
aux grandes écoles (celles situées en ZUS représentant 5,9% de l'ensemble de
ces classes). En revanche, "plus de 13% des sections de techniciens
supérieurs et plus du quart des autres divisions post-bac (dont les
préparations paramédicales) seraient situées en ZUS".

L'intégralité du document est téléchargeable sur:
www.ville.gouv.fr/infos/editions/observatoire-rapport-2006-accueil.html
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JN. Briffaut Prof Phys PC



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MessagePosté le: Ven Avr 27, 2007 6:47 pm    Sujet du message: Répondre en citant

What's AEF?

Y a quand même des propositions étonnantes dans ce rapport :

- On nous parle de "rabaisser" encore le niveau des bacs généraux en réduisant le champ des programmes... C'est bien sympa de se dire "on va peut être pouvoir pousser un peu le niveau dans les enseignements de détermination", mais déjà qu'actuellement il y a un vrai soucis du point de vue de la culture générale chez les élèves, cela ne pourra qu'aggraver le problème. L'école n'a pas qu'une simple vocation de formation professionnelle, elle a aussi, et surtout, une vocation de formation citoyenne. Cela passe par l'acquisition d'une certaine culture générale, le développement d'une faculté de dialogue/argumentation, et celui d'un vrai sens critique. Comment l'école remplirait-elle cette mission si on réduit son champ d'action? Il ne faudrait pas marginaliser les "scientifiques" au détriment des "littéraires".

- Réduire le champ des programmes, proposer des enseignements d'approfondissement... Tout cela implique une orientation bien plus précoce, et donc un recul bien moins grand de l'élève sur son choix professionnel. Ne risque pas-t-on de créer, en réalité, plus d'échec scolaire qu'auparavant? Parce que bon, se manger 10h de cours par matière sur 3 matières par semaine, ça peut être sacrément écoeurant... Et puis, il suffit de voir ce que c'est qu'un élève de seconde actuellement, quelqu'un qui ne sait absolument pas ce qu'il veut faire plus tard, et qui, très souvent, va vouloir aller en S parce que ça ouvre toutes les portes. Donc lui demander, en seconde, de choisir ou une voie litteraire stricte, ou économique stricte, ou scientifique stricte, ça ne ressemble pas à grand chose, et ça pénalise!

- Enfin, les enseignements d'approfondissement c'est aussi bien sympa, mais bon, au total, ça va revenir à recréer des disctinctions terms C et D, telles que si on avait le malheur de vouloir faire de la bio, les portes des prépas scientifiques étaient fermées... Un peu bidon quand on a les capacités de tout faire mais qu'on n'a juste pas la précision du choix!
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Dimitri Hélias, vil modo
PCSI B 2005-2006
PSI 2006-2007
ESTP(T), promo 2010
Image trop longue... Faites un petit effort de raccourcissement !
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MessagePosté le: Sam Avr 28, 2007 1:51 pm    Sujet du message: Répondre en citant

AEF = Agence Education Formation
C'est une agence de presse qui rasssemble notamment toutes les dépêches ayant trait aux questions d'education et de formation, d'où qu'elles viennent.
L'UPS ( Union des Professeurs de Spéciales ) est l'association qui regroupe la quasi totalité des enseignants de CPGE. Sur son forum sont diffusées les dépêches de l'AEF ayant un rapport ( proche ou lointain ) avec les CPGE.
J'ai pensé intéressant de les transmettre à mon tour sur notre forum... pour en discuter.

Pour information le site de l'AEF :
http://www.l-aef.com/
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MessagePosté le: Jeu Mai 03, 2007 7:30 am    Sujet du message: Répondre en citant

AEf20070502

Aéronautique: "l'école d'ingénieurs à la française", conçue à Tianjin,
recrutera ses premiers étudiants chinois à la rentrée 2007

Le "collège franco-chinois de l'aéronautique et de l'espace" accueillera ses
premiers étudiants chinois à la rentrée 2007, à Tianjin, en Chine. C'est ce
qu'annonce Gérard Rozenknop, le directeur de l'ENAC (École nationale de
l'aviation civile), l'une des quatre écoles du GEA (Groupe des écoles
aéronautiques) qui a conçu pour les Chinois cette "école d'ingénieurs à la
française". L'ouverture, qui avait été annoncée dans un premier temps en
2006 (L'AEF des 27/03/2006, 63321, et 11/12/2003, 39356), peut effectivement
se faire cette année suite à un accord signé le 5 mars 2007 avec les
autorités de l'aviation civile, le ministère de l'Éducation chinois et
l'université de l'aviation civile de Tianjin, la CAUC (Civil aviation
university of China).

Outre l'ENAC, le GEA regroupe l'ENSICA (École nationale supérieure
d'ingénieurs de constructions aéronautiques) et Supaéro à Toulouse et
l'ENSMA (École nationale supérieure de mécanique et d'aérotechnique) à
Poitiers. Le groupe a décidé de donner pour nom à la nouvelle école "GEA
Tianjin" alors que, côté chinois, celle-ci sera connue sous l'appellation de
CAUC SIAE (Sino european institute of aviation engineering).

DOUBLE-DIPLÔME

Cent élèves seront accueillis en 2007-2008 pour une première année de
préparation à la langue française, puisque le cursus, qui doit se dérouler
sur six ans, sera suivi intégralement en français. L'année de préparation
linguistique sera suivie par deux ans de classe préparatoire et trois ans de
cycle ingénieur, soit "un concept complet à la française", selon Gérard
Rozenknop. À terme, ce sont entre 150 et 200 étudiants, sélectionnés parmi
les meilleurs bacheliers chinois, qui constitueront les promotions de cette
école. À la préparation à la langue se grefferont quelques cours
scientifiques, notamment en mathématiques et physique, afin de préparer ces
étudiants "au vocabulaire et au type de raisonnement scientifique français",
explique de son côté le directeur des études de l'ENAC, Farid Zizi.

Les étudiants pourront obtenir un double-diplôme, celui de la CAUC, et un
titre d'ingénieur français, sous réserve d'habilitation de la CTI
(commission des titres d'ingénieur), "qui semble favorable au projet, mais
qui ne pourra donner son habilitation qu'à l'issue de la première
promotion", explique le directeur de l'ENAC.

FORMATION EN FRANCE D'ENSEIGNANTS CHINOIS

L'accord du mois de mars a permis de définir la gouvernance du projet ainsi
que les modalités de recrutement et de formation des enseignants. Deux
co-responsables de projets, un Chinois et un Français, sont prévus; ils
deviendront ensuite les co-directeurs du collège franco-chinois. Le corps
professoral sera également mixte. Les partenaires prévoient des enseignants
français au moins en classes préparatoires pour l'enseignement des
mathématiques et de la physique, afin d'inculquer "la méthode française,
plus interactive, basée sur de nombreux exercices, des oraux, etc.", précise
le directeur de l'ENAC.

En parallèle, les écoles du GEA ont prévu des formations de formateurs à
destination des Chinois, parfois avec l'aide de l'École centrale, qui a déjà
créé une école similaire en Chine, en particulier pour les enseignants de
langue française. Trois enseignants chinois doivent ainsi venir faire leur
thèse en France dans les prochaines semaines, afin d'être "prêts pour le
démarrage du premier cycle d'ingénieurs", précise de son côté Farid Zizi.

Cette formation devrait permettre de développer les coopérations avec la
Chine, estime Farid Zizi, qui souligne la présence sur place d'industriels
français comme Airbus qui a une chaîne de montage à Tianjin, ou Thalès qui
est très impliqué dans les centres de contrôles aériens chinois. "Si les
étudiants chinois sont formés à la française, en étant francophones et
francophiles, cela aura un impact certain sur les coopérations futures",
argumente-t-il.

Contact: ENAC, Jean-Louis Latieule, délégué à la communication,
05 62 17 40 13 , jean-louis.latieule@enac.fr
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MessagePosté le: Ven Juil 06, 2007 7:52 am    Sujet du message: AEF20070705 Répondre en citant

Lire en particulier les intitulés INTERNAT et CPGE

La lettre de mission de Nicolas Sarkozy à Xavier Darcos

"L'éducation a été l'un des enjeux majeurs de la campagne électorale",
rappellent Nicolas Sarkozy, président de la République, et François Fillon,
Premier ministre, à Xavier Darcos, ministre de l'Éducation nationale, dans
la lettre de mission qu'ils lui adressent ce jeudi 5 juillet 2007, et où ils
précisent les points qui, parmi les engagements pris "tout au long de la
campagne présidentielle", leur "paraissent prioritaires" et sur lesquels ils
lui demandent "d'obtenir rapidement des résultats".

Le président et le Premier ministre partent du constat que "notre école
assure aujourd'hui difficilement le rôle que la nation attend d'elle"
puisque "20% des élèves sortent du système scolaire sans qualification" et
que "les classements internationaux des différents systèmes éducatifs
montrent que notre école ne tire pas assez vite les conséquences de la
bataille mondiale de l'intelligence sur le niveau de formation requis des
élèves et les qualités intellectuelles qu'il convient de développer chez eux
pour répondre aux attentes du monde professionnel". Ils ajoutent que
"l'école peine à assurer l'égalité des chances" et que "la carte scolaire ne
s'impose trop souvent qu'aux familles qui n'ont pas les moyens ou les
relations pour la contourner".

Il incombe au ministre "de rétablir l'école dans sa mission fondamentale de
transmission des valeurs, de formation des intelligences, d'élévation des
esprits, de préparation à la vie adulte et professionnelle, de pilier de
l'égalité des chances, en ayant à cœur que l'école regarde vers l'avenir et
non pas qu'elle cultive la nostalgie du passé".

ENSEIGNANTS. "Aucun gouvernement ne peut prétendre faire de l'éducation une
priorité s'il ne commence pas par revaloriser la condition enseignante (...)
Nous souhaitons que l'autorité des professeurs soit respectée, que leurs
compétences soient reconnues, que leur formation soit mieux assurée. Vous
garantirez la liberté pédagogique des enseignants, en contrepartie de quoi
vous les évaluerez plus régulièrement sur la base des progrès et des
résultats de leurs élèves."

Le président et le Premier ministre ajoutent: "Vous vous attacherez à
améliorer le début de carrière des enseignants. Nous ne voulons plus que les
enseignants les plus jeunes et les moins expérimentés soient
systématiquement affectés dans les établissements les plus difficiles."

En ce qui concerne les carrières et la rémunération, ils précisent: "Il nous
semble naturel que chaque enseignant puisse maîtriser, par son travail,
l'évolution de sa carrière et de ses revenus en s'investissant comme il le
souhaite dans son métier principal et dans des activités complémentaires.
Les obligations de service des enseignants devront tenir compte de cette
nouvelle liberté qui leur est offerte."

SÉCURITÉ. "La sécurité des établissements est pour sa part indispensable à
un enseignement serein. Loin de sous-estimer cette question, vous prendrez
au contraire toutes les dispositions nécessaires à cette fin en lien avec la
ministre de l'Intérieur, de l'Outre-mer et des Collectivités territoriales."

IUFM. "Vous veillerez, en lien avec la ministre de l'Enseignement supérieur
et de la Recherche, à ce que les instituts universitaires de formation des
maîtres donnent aux enseignants les outils dont ils ont réellement besoin
pour exercer leur métier, et non pas qu'ils cherchent à imposer certaines
méthodes de préférence à d'autres. La formation des enseignants devra durer
cinq ans et sera reconnue par un diplôme de niveau master."

ÉCHEC SCOLAIRE. "L'école tarde trop à réagir face aux difficultés
rencontrées par les élèves, laissant ainsi des dizaines de milliers d'élèves
accumuler les échecs, entrer en sixième sans savoir bien lire, ni écrire,
sortir de l'école sans qualification. Vous ferez de la réussite de chaque
élève le premier objectif de votre mission en mettant en œuvre, pour cela,
des moyens de soutien et en individualisant les parcours."

ÉTUDES. "Dès la rentrée 2007, des études dirigées devront être proposées à
tous les élèves de l'enseignement prioritaire, puis généralisées à
l'ensemble des établissements scolaires à partir de la rentrée 2008."

SOUTIEN. "Pour les élèves les plus en difficulté, vous proposerez du soutien
individuel, en veillant notamment à ce que celui-ci intervienne au plus tôt
dans l'année scolaire et au plus tôt dans la scolarité des élèves."

COLLÈGE. "Au collège, vous chercherez à concilier les nobles objectifs du
collège unique, qui sont l'égalité des chances et la formation généraliste
la plus longue possible pour chaque enfant, avec ceux de la réussite et de
l'acquisition du socle des connaissances et des compétences fondamentales
par tous les élèves. Pour cela, vous permettrez à chacun de suivre sa
scolarité à son rythme. Ce faisant, vous éviterez les redoublements à
l'identique qui sont rarement des réussites."

PETITE ENFANCE. "Dans les quartiers les plus en difficulté, vous mettrez en
place, en lien avec les communes, des structures d'accueil de la petite
enfance dont le but sera de préparer à l'école des enfants issus de milieux
très défavorisés et de leur donner les mêmes chances que les autres d'y
réussir. "

APPRENTISSAGE. "Nous voulons que chaque jeune Français puisse acquérir,
grâce à l'école, la culture générale la plus large possible (...) C'est
pourquoi nous vous demandons de mettre fin à l'apprentissage dit 'junior',
organisé dès l'âge de 14 ans, qui nous paraît un âge beaucoup trop jeune."

ORIENTATION. "Tous les élèves, dès la classe de cinquième, devraient suivre
un parcours de découverte des différents métiers. Ce sera le rôle d'un
nouveau service public de l'orientation, que vous mettrez en place, que
d'organiser ce parcours et de donner à chaque famille et à chaque élève des
informations pertinentes, fondées sur des évaluations précises et publiques,
sur les différentes filières de l'enseignement supérieur et de
l'enseignement technique et professionnel."

CARTE. "La carte scolaire, qui a été l'instrument de cette mixité depuis
1963, est aujourd'hui devenue un outil qui aggrave la ségrégation et empêche
l'égalité des chances (...) Face à cette question délicate, mais
essentielle, nous vous demandons de faire preuve d'audace et de conviction,
en vous inspirant notamment de l'exemple des nombreux pays étrangers qui ont
supprimé avec succès leur carte scolaire. Notre objectif est de rendre la
carte scolaire superflue par une égalisation du niveau des établissements
qui permettra aux parents de choisir l'école de leurs enfants non plus en
fonction du niveau réel ou supposé des établissements, mais du projet
pédagogique mis en œuvre."

AUTONOMIE. "Vous donnerez d'abord à tous les établissements plus de
souplesse et d'autonomie, en particulier dans le domaine budgétaire, pour
leur permettre de mettre en œuvre, sous le contrôle bien sûr de l'autorité
académique, un projet pédagogique qui leur soit propre. Parallèlement, et en
concertation avec les collectivités territoriales concernées, vous
permettrez aux établissements de recruter en dehors de leur secteur une
proportion croissante d'élèves, tout en leur imposant des obligations de
mixité sociale et scolaire de leurs effectifs. Ainsi, l'obligation de mixité
sociale ne sera plus une contrainte imposée aux familles, mais une
responsabilité confiée aux établissements."

DIFFICULTÉS. "Par des moyens supplémentaires et par des conseils et des
contrôles plus fréquents, vous veillerez à soutenir davantage les
établissements accueillant les élèves connaissant le plus de difficultés. Et
vous accorderez également davantage de moyens aux établissements qui
réussissent bien que situés dans des quartiers difficiles, parce que nous
voulons soutenir cette réussite et non pas la pénaliser (...)"

"Dès la rentrée 2007, vous identifierez une trentaine d'établissements les
plus en difficulté et vous vous fixerez l'objectif d'en diviser par deux
leurs effectifs, en répartissant dans d'autres établissements voisins les
élèves en surnombre sur la base du volontariat. Vous doterez ces
établissements en difficulté d'équipes éducatives renforcées et spécialement
formées et vous leur demanderez de mettre en œuvre des projets éducatifs
innovants permettant de passer d'une logique de relégation à une logique
d'excellence. Vous étendrez progressivement cette politique, dont le but est
de mettre fin à tous les ghettos scolaires (...)"

INTERNATS. "Vous multiplierez les internats de réussite éducative en zone
urbaine, afin de donner à tous les élèves méritants les conditions de
travail nécessaires pour poursuivre les meilleures études possibles.

CPGE. "Vous permettrez aux 5% des meilleurs élèves de chaque établissement
scolaire de rejoindre, s'ils le veulent, une classe préparatoire aux grandes
écoles ou un établissement bénéficiant d'un statut de grand établissement ou
d'université technologique."

PRIVÉ. "S'agissant de l'enseignement sous contrat, qui répond à certaines
attentes des familles, vous ne dissuaderez pas les établissements privés de
s'installer dans des quartiers en difficulté et, au contraire, vous
soutiendrez, lorsqu'ils existent, de tels projets d'installation, dans le
respect des grands équilibres nationaux."

HANDICAP. "Vous poursuivrez l'effort de scolarisation des enfants handicapés
dans les écoles de droit commun entrepris avec succès par le précédent
gouvernement. Nous voulons que tous les enfants de la République fréquentent
les mêmes écoles et grandissent ensemble."

SPORT. "Nous voulons que la place du sport à l'école soit doublée (...) Il
devra faire partie du socle des connaissances et des compétences
fondamentales. Pour toutes les familles qui le souhaitent, le mi-temps
sportif devra devenir possible."

CULTUREL. "Nous voulons que l'enseignement culturel et artistique soit
significativement renforcé (...) Vous créerez à cet effet, notamment, un
enseignement obligatoire de l'histoire de l'art et vous veillerez à la
transmission du patrimoine littéraire de notre pays (...) Vous ferez en
sorte que, de la maternelle au baccalauréat, tous les élèves aient une
pratique artistique. L'épreuve de pratique artistique au baccalauréat sera
valorisée. Vous inciterez par ailleurs chaque établissement scolaire à
établir des liens avec un établissement culturel permettant, entre autres,
des échanges entre les élèves et les artistes."

LANGUES. "Nous souhaitons que l'enseignement des langues étrangères commence
dès le cours préparatoire et que notre système éducatif se fixe comme
objectif de faire en sorte que tout élève sorte bilingue du lycée."

PROGRAMMES. "Vous ouvrirez une réflexion sur la manière de réduire le volume
horaire imposé aux enfants tout en valorisant les activités collectives et
d'ouverture, et sans renoncer à nos exigences essentielles, en particulier
l'acquisition par tous les enfants du socle des connaissances et des
compétences fondamentales."

PARENTS. "Vous veillerez à ce que les parents soient informés le plus
rapidement possible des difficultés de leur enfant, à ce que leur droit
d'être reçus à leur demande et à brefs délais par les enseignants et les
responsables d'établissement soit respecté, et à ce qu'ils soient plus
associés aux décisions d'organisation de la vie scolaire dans les
établissements."

ÉVALUATION. "Nous souhaitons que vous mettiez en place un dispositif
d'évaluation beaucoup plus conséquent de notre système éducatif. Celui-ci
devra comprendre quatre volets : une évaluation systématique de tous les
élèves tous les ans, afin de repérer immédiatement les élèves en difficulté
et de pouvoir les aider ; une évaluation régulière des enseignants sur la
base des progrès et des résultats de leurs élèves, et non pas sur les
méthodes qu'ils utilisent, adossée à un dispositif réel de formation
continue (...) Une évaluation en profondeur des établissements, qui sera
disponible pour les familles; enfin, une évaluation indépendante et
régulière de l'ensemble de notre système éducatif."

MOYENS. "Dès cet été, une révision générale des politiques publiques, à
l'instar de celle réalisée par le Canada au milieu des années 1990, sera
donc entreprise (...) L'objet de cette révision générale des politiques
publiques sera de passer en revue (...) chacune des politiques publiques et
des interventions mises en œuvre par les administrations publiques, d'en
évaluer les résultats (...) C'est dans le cadre de cette révision générale
que sera mis en œuvre l'engagement présidentiel d'embaucher un fonctionnaire
pour deux partant à la retraite (...) Nous vous demandons de vous impliquer
personnellement et sans réserve dans cet exercice qui ne saurait remettre
aucunement en cause la mission que la présente lettre vous confie."

RÉSULTATS. "Vous nous proposerez des indicateurs de résultat dont le suivi
sera conjoint. Nous souhaitons que figurent notamment, parmi ceux-ci, la
réduction de l'échec scolaire et de l'illettrisme, l'amélioration de notre
classement dans l'évaluation internationale des systèmes éducatifs, la
réduction des inégalités scolaires, l'augmentation de la mixité sociale au
sein des établissements, la scolarisation des enfants handicapés, la montée
en puissance du dispositif d'évaluation, la suppression des ghettos
scolaires et la mise en place des internats de réussite éducative, la
revalorisation de la condition enseignante, leur formation continue, et
l'attractivité du métier d'enseignant."

AGRICOLE. "En lien avec le ministre de l'Agriculture et de la Pêche, vous
veillerez à ce que ces orientations soient également mises en œuvre au sein
de l'enseignement agricole, en préservant la spécificité de celui-ci."

---------------------------------------

La lettre de mission de Nicolas Sarkozy à Valérie Pécresse

Nicolas Sarkozy, président de la République, vient d'adresser aujourd'hui
jeudi 5 juillet 2007 à Valérie Pécresse, ministre de l'Enseignement
supérieur et de la Recherche, "sa lettre de mission". Il lui assure que "la
mission qui [lui] incombe est parmi les plus importantes et les plus
urgentes pour l'avenir de notre pays" et qu'elle bénéficiera "des moyens
nécessaires pour la mener à bien". Mais il rappelle que "l'engagement de
moyens supplémentaires ne peut en aucun cas dispenser de réformes de fond,
ni d'un réexamen des moyens aujourd'hui disponibles".

Voici l'essentiel des missions de la ministre:

RECHERCHE. S'agissant de la recherche, l'objectif est de faire "évoluer nos
grands organismes de recherche vers un modèle davantage fondé sur celui
d'agences de moyens finançant des projets", de placer les universités "au
centre de l'effort de recherche, en confortant notamment leur responsabilité
dans les laboratoires mixtes de recherche". Les équipes publiques de
recherche devront être "évaluées dans un cadre ouvert" et l'évaluation devra
avoir "des conséquences opérationnelles dans l'attribution des moyens". Le
Premier ministre souhaite concentrer "une partie importante de son effort de
recherche sur quelques grands secteurs particulièrement porteurs d'avenir,
notamment la santé, internet et l'ensemble des technologies de l'information
et de la communication, les nanotechnologies, l'énergie et le développement
durable". La ministre devra prendre "toutes les dispositions nécessaires
pour encourager l'effort de recherche et d'innovation dans les entreprises,
notamment dans les PME", encourager les brevets et la création d'entreprise
au sein des universités par un dispositif de zone franche fiscale.

Les conditions de l'emploi scientifique seront "intégralement revues afin de
retenir nos meilleurs éléments et d'attirer les meilleurs enseignants et
chercheurs du monde entier et de leur offrir des conditions de travail, de
carrière et de rémunération valorisant le talent et la compétence, et
comparables à la situation des chercheurs et des enseignants dans les autres
grandes nations développées".

UNIVERSITÉS. Le président rappelle que la ministre présentera en juillet "un
projet de loi réformant la gouvernance des universités et leur permettant
d'accéder à de nouvelles compétences et à de nouvelles responsabilités dans
un délai maximum de cinq ans". Il précise aussi que "l'accès des universités
à ces nouvelles responsabilités s'accompagnera, dans le cadre d'une relation
modernisée avec l'État, de moyens supplémentaires". Par ailleurs, insistant
sur l' "exigence d'une insertion professionnelle réussie", le président
invite la ministre à allouer "les moyens attribués aux établissements
d'enseignement supérieur en fonction de leurs résultats en matière d'accès
de leurs étudiants au diplôme et d'insertion de leurs diplômés sur le marché
du travail". Pour cela, l'évaluation des établissements doit être mise en
place et rendue publique. "Naturellement, l'évaluation de chaque université
devra tenir compte des caractéristiques de la population étudiante inscrite
dans l'établissement."

LICENCE. Le chantier de la réussite en licence devra être "prioritaire" et
Nicolas Sarkozy veut que "chaque bachelier conserve le droit de s'inscrire à
l'université et qu'il soit libre de choisir l'université dans laquelle il
veut étudier". Il demande à Valérie Pécresse de mettre en place "un
dispositif d'orientation des étudiants à l'université permettant de garantir
que chaque étudiant rejoint une filière dans laquelle il a des chances de
réussir et d'obtenir un emploi". Pour cela, elle devra se coordonner avec
Xavier Darcos, ministre de l'Éducation nationale, "chef de mission pour la
mise en place d'un grand service public de l'orientation". Notamment, "un
lien devra être assuré entre l'aide à l'orientation dispensée au sein des
établissements scolaires et l'orientation active proposée par les
universités au moment des inscriptions universitaires".

ÉGALITÉ DES CHANCES. Nicolas Sarkozy demande à la ministre de veiller à "ce
qu'aucun bachelier ne soit écarté des classes préparatoires aux grandes
écoles au seul motif de ses origines ou de sa situation sociale". Ainsi,
"chaque année", "5% des meilleurs élèves de chaque établissement scolaire"
doivent être assurés de "pouvoir rejoindre, s'ils le souhaitent, une classe
préparatoire aux grandes écoles ou un établissement bénéficiant d'un statut
de grand établissement ou d'université technologique".

CONDITIONS DE VIE ÉTUDIANTE. Pour améliorer "la condition étudiante et de la
vie universitaire", Valérie Pécresse pourra associer les "collectivités
locales et partenaires publics et privés". "Vous ferez en sorte que les
étudiants puissent disposer de logements, de bibliothèques, d'installations
sportives dans les mêmes conditions que leurs homologues étrangers." En
outre, le système des bourses devra être réformé et "un dispositif de prêt à
taux zéro" créé pour permettre "à tout étudiant d'être financièrement
autonome et garantissant qu'aucun jeune Français ne soit écarté de
l'enseignement supérieur pour des raisons financières". Il demande aussi à
la ministre de "viser" l'objectif d'au moins un semestre de sa scolarité
dans un autre pays d'Europe pour chaque étudiant.

INDICATEURS. Nicolas Sarkozy demande à la ministre de proposer "des
indicateurs de résultats dont le suivi sera conjoint". Parmi ces
indicateurs, doivent figurer "l'augmentation du nombre de jeunes diplômés de
l'enseignement supérieur, aussi bien dans les filières courtes que longues,
l'amélioration du rang de nos établissements d'enseignement supérieur dans
les classements internationaux, avec l'objectif de classer au moins deux
établissements français parmi les 20 premiers et 10 parmi les 100,
l'augmentation de notre effort de recherche et de développement pour
atteindre 3% du PIB d'ici 2012 et l'amélioration nette de nos performances
en termes de dépôt de brevets, publications scientifiques, et accueil
d'étudiants, enseignants et chercheurs étrangers." Au terme du mandat de la
ministre, la France "devra être doté d'universités de réputation mondiale,
attirant les meilleurs chercheurs et enseignants du monde entier et
permettant à beaucoup plus d'étudiants de suivre une formation qualifiante
de niveau supérieur, de réussir leur cursus et de trouver un emploi", ajoute
Nicolas Sarkozy.

Pour que la France devienne "un lieu d'excellence universitaire et
scientifique", il reviendra à Valérie Pécresse d'identifier "quelques campus
universitaires susceptibles de devenir des campus de réputation mondiale, en
particulier le plateau de Saclay qui sera considéré comme un grand chantier
présidentiel". Elle devra aussi veiller à la création de "campus de
réputation européenne dans les régions".

Par ailleurs, la lettre de mission précise que "dès cet été, une révision
générale des politiques publiques, à l'instar de celle réalisée par le
Canada au milieu des années 90, sera (...) entreprise". Elle sera conduite,
sous l'autorité de la présidence de la République par son secrétaire
général, "le directeur du cabinet du Premier ministre, le ministre du
Budget, des Comptes publics et de la Fonction publique, le secrétaire d'État
chargé de la Prospective et de l'évaluation des politiques publiques, ainsi
que des personnalités qualifiées issues du secteur public et du secteur
privé, et des parlementaires". C'est "dans le cadre de cette révision
générale que sera mis en œuvre l'engagement présidentiel d'embaucher un
fonctionnaire pour deux partant à la retraite et que nos objectifs de
finances publiques sur cinq ans seront poursuivis et atteints". Les
premières grandes réformes issues de la révision générale des politiques
publiques interviendront "dès la préparation des budgets pour 2008" précise
le président.
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MessagePosté le: Ven Mar 14, 2008 8:31 am    Sujet du message: Répondre en citant

Classes prépas: les équivalences avec l'université facilitées par une nouvelle circulaire


La circulaire sur les classes préparatoires parue ce jeudi 13 mars 2008 au Bulletin officiel de l'Éducation nationale (L'AEF n°93060) "comble le trou noir que constituaient les deux années de CPGE, illisibles à l'étranger", estime Claude Boichot, inspecteur général de l'Éducation nationale, en charge des classes préparatoires.

Désormais, une "attestation individuelle" sera délivrée à la fin de chaque année de prépa aux étudiants. Celle-ci associe à chaque élément du programme un nombre précis de crédits ECTS, que le candidat obtient ou non. Ce document permettra ainsi, selon Claude Boichot, de traduire véritablement "l'évaluation individuelle des compétences acquises par les étudiants", contrairement aux bulletins scolaires. "Les relevés de notes sont des classements relatifs et dont les moyennes ont des effets dévastateurs. Ils mesurent les performances des élèves par rapport aux autres", considère Claude Boichot.

L'objectif de cette attestation est de "sécuriser" le parcours des étudiants, en facilitant les passerelles avec l'université. Celles-ci ne seront cependant pas automatiques. Une commission pédagogique, qui associera des représentants de l'université et du lycée, définira les modalités d'examen des candidatures. "Dans un très grand nombre de cas, l'équivalence ne devrait pas poser de problème", estime Claude Boichot. "Lors de nos discussions, certains demandaient une convention académique entre lycées et universités. Nous préférons laisser s'exercer l'autonomie des établissements", poursuit-il.

CAS DES REDOUBLANTS

Ces commissions étudieront aussi le cas des redoublants de seconde année. Ces derniers peuvent représenter la moitié des effectifs. Aucun élève ne pourra obtenir, à l'issue de ses trois années de CPGE, plus de 120 crédits (2 ans d'études). "L'orientation générale, validée implicitement par la CPU, sera de proposer à tout élève qui redouble de s'inscrire en L3, parallèlement à sa scolarité en prépa. À la fin de cette année, l'université peut décider soit de valider sa L3, soit de l'accepter en M1 mais sans valider immédiatement sa L3, soit de lui demander de passer des modules complémentaires." Mais dans tous les cas, les redoublants de seconde année "seront en situation de présenter tous les concours où un niveau L3 est requis", assure Claude Boichot.
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